STOCK-CARS A LA FRANÇAISE, ANNEES 50 ET 60
Complément à l'article" GLADIATEUR DU VOLANT, LE CHEVALIER D'ORGEIX AUX STOCK-CARS 1953-1955 paru dans Nitro 230
Lancé en mai 1953 par l’équipe d’organisateurs du Palais des Sports, le stock-cars est un sport-spectacle qui tient à la fois de la course de sangliers et du catch automobile. Il connaît un succès aussi phénoménal qu’immédiat, en une période où la télévision est pratiquement une chose inconnue et où les loisirs se veulent simples. Le haut lieu de ce sport est le stade Buffalo, à Montrouge, en banlieue sud de Paris. Pendant deux saisons, des courses de stock-cars mettent aux prises tous les mercredis soir et dimanches après-midi des dizaines de pilotes avides d’en découdre sur la piste au volant de voitures d’avant- guerre récupérées dans les garages ou dans les casses. Tous les coups sont permis pour se débarrasser de ses adversaires, et la plupart des voitures sont blindées en conséquence. Parmi les pilotes, on compte de nombreux casseurs et garagistes, on s’en doute, mais aussi des vedettes du sport (le boxeur Charron, les cavaliers Jean d’Orgeix et Michèle Cancre) et du cinéma (l’acrobate Roland Toutain, le cascadeur Gil Delamare). De nombreuses courses ont lieu en province, organisées par l’équipe du Palais des Sports ou des promoteurs locaux. En 1955, le stade Buffalo est mis en vente : pas de courses à Paris. Mais elles reprennent en 1956 aux Buttes à Morel de Montreuil et au vélodrome de la Croix de Berny.
Le stock-cars existe toujours aujourd’hui, il est bel et bien vivant, et il commence à se retourner sur son histoire.